Est également critiquée la finalité statistique du fichier ELOI, introduite par le décret de façon beaucoup trop imprécise au regard des exigences posées par les textes qui encadrent la protection des données personnelles.
L’introduction du numéro AGDREF parmi les données enregistrées et conservées durant trois ans fait aussi partie des préoccupations des associations. Elles estiment en effet que la présence de ce numéro, qui renvoie au système informatisé de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France, contredit la disposition du décret qui prévoit l’absence de toute interconnexion d’ELOI avec d’autres fichiers.
Le gouvernement avait qualifié le décret d’« inattaquable juridiquement ». Avec ce deuxième recours, la Cimade, le Gisti, Iris et la LDH entendent montrer que la création du fichier ELOI est non seulement potentiellement dangereuse pour les droits fondamentaux, mais de surcroît entachée d’irrégularités juridiques substantielles.
5 mars 2008
Signataires : Cimade, Gisti, Iris (Imaginons un réseau Internet solidaire) et LDH (Ligue des droits de l’homme).

Pour plus de détails, voir :
Le texte du recours déposé le 28 février 2008
Le communiqué commun du 3 janvier 2008
Le dossier d’Iris sur les fichiers et les étrangers, avec tous les documents relatifs à l’historique du fichier ELOI

http://www.gisti.org/spip.php?article1100